Friday, July 11, 2014

À vos risques et périls


Nata - ville étape
Rien de bien particulier sur cet endroit, sauf d’être une étape nécessaire à l’intersection de la route qui va me mener vers le nord et Kasane.

Nous devons régulièrement descendre du bus — c’est la même chose pour les passagers de tous les véhicules — pour faire inspecter nos bagages et marcher sur un tapis imprégné d’un produit afin de nous désinfecter les semelles.

Les véhicules doivent également rouler dans une solution désinfectante. C’est un moyen relativement efficace que le gouvernement a mis en place depuis plusieurs années pour lutter contre la fièvre aphteuse, endémique dans les troupeaux de buffles sauvages, et qui pourrait contaminer les bovins destinés à l’exportation.

Le territoire est d’ailleurs parcouru par des clôtures électriques de centaines de kilomètres de long qui divisent le Botswana en parcelles grandes comme plusieurs départements français. Ces parcelles séparent le bétail des animaux sauvages.

Des aires de repos sont installées le long des routes nationales. Elles se composent simplement d’une table avec un banc de chaque côté. Ce qui attire le regard, c’est le panneau sur lequel est indiqué : « Région sauvage. À vos risques et périls ».

Les Sud-Africains sont les plus nombreux à voyager au Botswana. Ils sont facilement reconnaissables. Ils roulent dans des camping-cars ou des 4x4 tout équipés pour le camping sauvage. Ils se déplacent souvent en convoi de plusieurs véhicules. Chapeaux de brousse sur la tête et lunette de soleil sur le nez, les hommes comme les femmes sont en shorts malgré la température hivernale. Détail non moins intéressant, ils sont tous blancs, très bronzés, mais blancs.

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