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| Nata - ville étape |
Rien de bien particulier sur cet endroit, sauf d’être une étape
nécessaire à l’intersection de la route qui va me mener vers le nord et Kasane.
Nous devons régulièrement descendre du bus — c’est la même chose pour
les passagers de tous les véhicules — pour faire inspecter nos bagages et
marcher sur un tapis imprégné d’un produit afin de nous désinfecter les
semelles.
Les véhicules doivent également rouler dans une solution désinfectante.
C’est un moyen relativement efficace que le gouvernement a mis en place depuis
plusieurs années pour lutter contre la fièvre aphteuse, endémique dans les troupeaux
de buffles sauvages, et qui pourrait contaminer les bovins destinés à
l’exportation.
Le territoire est d’ailleurs parcouru par des clôtures électriques de centaines
de kilomètres de long qui divisent le Botswana en parcelles grandes comme
plusieurs départements français. Ces parcelles séparent le bétail des animaux
sauvages.
Des aires de repos sont installées le long des routes nationales. Elles
se composent simplement d’une table avec un banc de chaque côté. Ce qui attire
le regard, c’est le panneau sur lequel est indiqué : « Région sauvage. À
vos risques et périls ».
Les Sud-Africains sont les plus nombreux à voyager au Botswana. Ils sont
facilement reconnaissables. Ils roulent dans des camping-cars ou des 4x4 tout équipés
pour le camping sauvage. Ils se déplacent souvent en convoi de plusieurs
véhicules. Chapeaux de brousse sur la tête et lunette de soleil sur le nez, les
hommes comme les femmes sont en shorts malgré la température hivernale. Détail non moins intéressant, ils sont tous blancs, très bronzés,
mais blancs.
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