Thursday, August 21, 2014

St Lucia, KwaZulu-Natal

Deux jours avant d’y mettre les pieds, je n’avais jamais entendu parler de St Lucia. C’est Hanny, la guide sud-af qui m’en a parlé la première. Elle m’avait organisé tout un itinéraire pour me tenir occupé pendant mes derniers jours de voyage. Elle m’envoyait même jusque dans sa bonne ville natale du Cap.

Je lui ai expliqué que, faute de temps, ce n’était pas possible. Je ne disposais pas de ses moyens ni de ses connaissances du pays pour me déplacer aussi facilement et rapidement qu’elle. Chaque matin, son chauffeur princier l’attendait au volant de son mini van. Et roule cocher ! Elle pouvait traverser le pays en une journée.

Pour moi, il fallait d’abord savoir où se trouvait la gare routière. Ensuite, si ce n’était pas très éloigné, je pouvais m’y rendre à pied. Dans le cas contraire, il me fallait prendre un taxi collectif. Arrivé sur place, je devais attendre que le bus soit plein pour partir.

Le dernier exemple en date pour arriver au Swaziland n’est pas un cas unique. À Neslpruit, faute de taxi collectif, j’ai fait appeler un taxi par l’hôtel. Une heure plus tard, j’attendais encore. J’ai alors demandé à un couple de touristes espagnols qui quittait l’hôtel en voiture de me déposer au centre-ville. Il m’a fallu ensuite me renseigner plusieurs fois pour trouver la gare routière et marcher jusqu’à celle-ci. Il était 8h30 quand j’y suis parvenu. Et j’ai dû attendre quatre heures pour que le bus se remplisse et décolle.

Hanny a continué d’insister pour que j’aille au moins voir St Lucia. De guerre lasse, j’ai fini par accepter d’y aller. Je ne dirais pas que j’aurais pu m’en passer, mais bon. C’est l’endroit idéal si, après avoir crapahuté deux ou trois semaines en brousse à dormir sous la tente, à ne pas trop bien se nourrir et à ne pas trop se laver, on cherche un endroit pour se refaire une santé et décompresser.

St Lucia est l’équivalent d’une petite station balnéaire européenne avec magasins, hôtels, restaurants, cafés, fast-foods, supermarchés, discothèques, agences pour balades et activités locales, sans oublier les sempiternelles boutiques de souvenirs. Dans ce village posé sur une sorte de colline allongée, quadrillée par des rues bien tracées, toutes les activités commerciales sont concentrées sur les 500 mètres de la rue principale.

L’attrait de St Lucia est de servir de base pour explorer le magnifique Parc de la zone humide d'iSimangaliso, une réserve naturelle qui comprend le lac de Sainte-Lucie, son estuaire, plusieurs îles et une partie de la réserve maritime côtière. Une des particularités de ce parc est de regrouper une concentration impressionnante de 1200 crocodiles et 800 hippopotames. Depuis 1999, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le lendemain de mon arrivée, il ne faisait pas très beau. Le temps était couvert avec de petites averses passagères. J’ai néanmoins marché jusqu’à l’océan Indien en matinée et, en après-midi, j’ai participé à une petite croisière pour aller voir de près les hippos et les crocos.

Faute de soleil, les crocos n’étaient pas de sortie. Par contre, les hippos étaient bien là et en plusieurs exemplaires tout au long du parcours. Ils sont tellement nombreux, qu’ils se baladent au milieu du village pendant la nuit. Plusieurs panneaux sur la rue principale mettent d’ailleurs les gens en garde. Pendant la journée, rien à craindre. Ils dorment. Leur peau est trop fragile pour être exposée aux rayons du soleil.

Ce n’est pas un animal très joli, il est juste très dangereux. Il arrive en deuxième position parmi les animaux causant le plus d’accidents mortels en Afrique. Le premier, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est ni le lion, ni le rhinocéros, ni l’éléphant. C’est le moustique ; et uniquement l’anophèle, dont la femelle, en plus du paludisme, peut transmettre la filariose et la dengue. Combinées au Sida, ces maladies forment des duos hautement mortels pour tous les habitants de l’Afrique australe.






Bilan et réflexions

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